Heures de réception:
lu-ma 8h00 - 12h00
me-ve 8h00 - 12h00
Une nouvelle chapelle mortuaire a été aménagée, plus spacieuse et plus accueillante. L'intérêt artistique de cette chapelle mortuaire est la réalisation d'une fresque murale représentant l'aube pascale. Cette oeuvre picturale a été réalisée par l'artiste Bernadette Lopez.
Réservation des salles
Secrétariat de la cure
Mme Camille Kolly
Tél.: 026 481 32 40
La chapelle de semaine fut aménagée afin d'accueillir une fort belle ouvre d'art. Il s'agit d'un tableau représentant une crucifixion réalisé probablement par l'artiste Michael Heider vers les années 1500.
L'originalité de cette peinture réside dans la présence au pied du crucifié de Marie Madeleine, mais surtout de saint Barthélémy. La présence du saint Apôtre s'explique par le fait que cette peinture se trouvait auparavant dans la chapelle qui porte son nom, chapelle édifiée sur la colline du Schoenberg en 1472.
L'Eglise Saint-Paul s'est vue enrichie de certains objets liturgiques et artistiques qui sont venus l'embellir depuis sa construction.
C'est le cas notamment du « Christ cosmique », bas relief en bronze réalisé dans les années soixante par le sculpteur Franco Annoni et qui vient ornementer de façon majestueuse le chour de l'église Saint-Paul.
Ils sont dûs au peintre fribourgeois Yoki et ont été exécutés avec la collaboration du maître verrier Michel Eltschinger. L'oeuvre d'art sacré constituée par la longue frise des vitraux au plomb qui couronne le Centre apparaît comme inséparable aussi bien de l'époque qui l'a vu naître que du contexte architectural pour lequel elle a été créée.
L'artiste s'est efforcé d'assurer l'unité de l'ensemble par la justesse d'échelle des éléments de sa composition et par la qualité de ses harmonies colorées qui font toucher à ce sens du mystère attaché à tout art authentique.
Pour animer ce long bandeau entrecoupé par 58 verticales plus larges que la partie éclairée, il a fallu inventer des formes et des plages de couleur, chevauchant au travers des meneaux et obtenir une qualité poétique et spirituelle de la lumière en jouant des tons plus ou moins opagues et des tons translucides. Le graphisme délié des plombs assure le passage entre les diverses zones de la composition tout en structurant vigoureusement les formes.
Par ses seuls rythmes et par le chant de sa couleur, l'oeuvre exprime dans des harmonies de jaune, de lilas et de bleus différenciés - au côté nord - le mystère de l'Incarnation, le Fiat de Marie bénie entre toutes les femmes et choisie pour être à la fois Mère de Dieu et mère des hommes. Dans des accords de rouges vineux, de terres et de bleus violacés, la frise qui suit à l'ouest traduit le début de la vie publique du Christ et le déroulement de sa Passion dans des accents tragiques qui débouchent au sud sur la douceur du matin de Pâques. A quoi succède la gloire du Ressuscité exprimée dans des registres où dominent les ors et les rouilles, couleurs qui se prolongent jusqu'au choeur pour évoquer la Jérusalem céleste. Le maître verrier joue avec les variations tonales des verres "antiques" pour doter l'ensemble de vie comme il joue avec la transparence de tons plus légers pour faire participer discrètement le paysage environnant à la vie du sanctuaire. Les 59 vides ont donc été comblés pour créer cette ambiance sacrée qui change au cours des heures et des saisons et qui donne naissance - à l'époque de l'invasion des images - à un climat méditatif et recueilli. Art non figuratif, c'est vrai, mais qui favorise les dispositions rendant fructueuses la prière et la vie sacramentelle du fidèle d'aujourd'hui.