
La plaquette d'inauguration de l'orgue restauré (dont s'inspirent les données qui suivent) peut être obtenue en s'adressant au point de vente de l'office du tourisme, à l'intérieur de la cathédrale, ou auprès de la cure de St-Nicolas.
Historique
1655-1657
Construction de l’orgue de chœur par Sebald Manderscheidt. L’instrument remplace un orgue détruit par une tempête de grêle en 1653. Le contrat prévoit un instrument de 11 jeux sur un clavier et pédalier mais la réalisation finale s’enrichira d’un second clavier de 6 registres tandis que l’autre clavier en comportera un de plus que prévu.
Fête Dieu 1657
L’orgue est terminé.
1755-1757
Joseph Balez, facteur d’orgue auvergnat, travaille aux orgues. Il ajoute notamment une Vox humana.
1882
La maison Spaich de Rapperswil transforme l’orgue, notamment en réduisant la composition à un seul clavier, réutilisant une partie de la tuyauterie, créant une nouvelle console et modifiant les sommiers. Ces derniers, de même que les claviers, la mécanique et la soufflerie furent jugés inutilisables. Un des claviers est déposé au Musée national suisse et le buffet est quant à lui conservé.
10 octobre 1882
L’orgue est reçu officiellement et il restera inchangé jusqu’en 1958.
1958
Heinrich Pürro allège la composition romantique et créé une traction mécanique.
1973
Premiers constats du mauvais état de l’orgue dont la stabilité n’est plus assurée. Un inventaire de la tuyauterie ancienne est établi.
1984
Un rapport est rédigé afin de dresser un état détaillé de l’instrument avec une proposition de restauration/reconstruction de l’état de 1657. Ce document permet à la paroisse demander des devis mais la décision sera finalement prise douze ans plus tard.
1996
La manufacture d’orgue Kuhn est chargée du travail de restauration/reconstruction. Le démontage de l’instrument permet de retrouver de nombreuses traces tant dans le buffet que sur le plancher ou les murs. Ces indications viendront compléter les informations au sujet de la composition et la structure originales de l’instrument. Les éléments manquants (sommiers, tuyauterie, soufflerie) sont reconstitués en prenant comme modèles différents instruments encore existants de Sebald Manderscheidt (Franziskanerkirche de Lucerne, Hôpital des Bourgeois à Fribourg), de son père (Orgue positif déposé au Musikinstrumenten-Museum der Universität Leipzig) ou de ses contemporains (Stiftskirche de Klosterneuburg en Autriche, orgue de Johann Georg Freud). La soufflerie est reconstituée dans la sacristie supérieure de la cathédrale, c'est-à-dire juste derrière l’instrument.
8 décembre 1998
Inauguration de l’instrument restauré.
Composition de l’orgue restauré (état de 1657, Sebald Manderscheidt)
Grand Orgue (IIe clavier)
Principal 8’
Secund Principal 8’
Fiffera 8’ (depuis do3)
Coppel 8’
Octave 4’
Fleüten in Octava 4’
Fleüten in Quint 2 2/3’
Super Octava 2’
Quint 1 1/3’
Mixtur 3 rgs 1’
Positif (Ier clavier)
Copula 8’
Principal 4’
Fleüten 4’
Octave 2’
Zimbel 2 rgs 1 1/3’
Regal 8’
Pédale
Sub Bassus 16’
Posaune 8’
- Tremblant « à vent clos »
- Clochette du souffleur
- Etendue des claviers manuels : do1-do5, avec première octave « courte » et touches brisées pour ré dièse/mi bémol et
sol dièse/la bémol sauf le sol dièse4
- Etendue de la pédale : do1-la2, avec première octave « courte », sans touches brisées
- Sans accouplement manuel ni tirasse
- Diapason : 423 Hz à 17°C
- Tempérament mésotonique
- Trois soufflets cunéiformes actionnés par cordes ou mus alternativement par le souffle d’un électro-ventilateur
- Pression du vent : 62 mm
Vers la page consacrée au collège des organistes titulaires.